Les systèmes de santé s’essoufflent, en particulier en Afrique, où la prévalence du VIH et le fardeau de la maladie sont les plus élevés. Des années de négligence, de sous-investissement, de programmes d’ajustement structurel et de piètre gouvernance ont affaibli ces systèmes. Des organismes de la société civile ont dit croire que l’afflux de ressources pour la lutte au VIH a mis au jour ces faiblesses et, dans certains cas, désorienté des systèmes de santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMSTP) ont aussi reconnu que des approches sélectives ciblant des maladies spécifiques peuvent éroder par inadvertance les systèmes de santé.
Ayant entendu ces préoccupations, la communauté du VIH s’efforce d’ajuster sa réponse afin que les programmes sur le VIH et le sida contribuent davantage à l’amélioration des systèmes de santé. Lors du Congrès international sur le sida de 2008, l’International AIDS Society, l’ONUSIDA, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et plusieurs experts du VIH ont réitéré leur engagement à une approche plus équilibrée, combinant les objectifs d’accès universel et l’appui au développement de systèmes de santé solides.
Dans ce contexte, la CISD a décidé en 2008 que le renforcement des systèmes de santé pour appuyer la provision de programmes plus vastes sur le VIH et le sida deviendrait l’un des trois principaux objectifs de sa stratégie d’engagement public.