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Projets

Dans le cadre de l’Initiative de nutrition en Afrique australe (SANI) de CARE Canada, financée par le Gouvernement du Canada, la Coalition interagence sida et développement (CISD) dirige une initiative de renforcement des capacités afin d’améliorer les résultats de santé des femmes vivant avec le VIH ainsi que des enfants vivant avec le VIH et/ou affectés par celui-ci, dans des régions ciblées du Malawi et de la Zambie. Le but est de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile dans les régions ciblées.

Cette initiative de renforcement des capacités sera réalisée par le biais de partenariats de jumelage entre des organismes ou groupes du Canada et de districts désignés du Malawi et de la Zambie.  De petites bourses seront versées à des organismes sélectionnés afin de réaliser des partenariats communautaires d’une durée de 18 mois se concentrant sur le genre, la SDSG, le VIH et la nutrition/sécurité alimentaire.

Cette initiative aura recours à un modèle de jumelage afin de développer la capacité d’organismes communautaires d’aborder les intersections entre le VIH et la nutrition et d’améliorer l’information, l’éducation et les services pour les femmes vivant avec le VIH et les enfants vivant avec le VIH et/ou affectés par celui-ci, en travaillant dans un cadre conceptuel de santé et de droits sexuels et génésiques (SDSG). Le jumelage est une collaboration officielle et substantive entre deux organismes pour un but commun. Le jumelage encourage des organismes de la société civile à collaborer et à former des partenariats avec des organismes aux visées similaires, dans d’autres pays ou régions, et offre une plateforme pour l’échange de connaissances et le renforcement des capacités.

Le but de l’initiative de renforcement des capacités en VIH/SDSG de la SANI est de :

Réduire l’impact du VIH, de l’inégalité entre les genres ainsi que de la malnutrition comme le vivent les femmes en âge de procréer qui vivent avec le VIH ainsi que les enfants de moins de cinq ans vivant avec le VIH et/ou affectés par celui-ci dans certains districts du Malawi et de la Zambie.

Les objectifs de l’initiative sont de :

  1. Améliorer les résultats de santé et de nutrition des femmes en âge de procréer qui vivent avec le VIH ainsi que des enfants de moins de cinq ans vivant avec le VIH et/ou affectés par celui-ci;
  2. Renforcer les capacités de la communauté/société civile au Canada, au Malawi et en Zambie, quant à la réponse aux enjeux liés au genre, à la SDSG, au VIH, à l’alimentation et à la sécurité alimentaire;
  3. Améliorer les connaissances de la communauté/société civile au Canada, au Malawi et en Zambie afin de susciter une meilleure compréhension et d’aborder les liens entre le genre, le VIH, l’alimentation et la sécurité alimentaire par l’échange de bonnes pratiques;
  4. Identifier et disséminer des résultats et des leçons à retenir concernant les projets de jumelage communautaire, dans la communauté ou la société civile, en ce qui a trait au genre, à la SDSG, à la nutrition et à la sécurité alimentaire, au Canada, au Malawi et en Zambie.

À propos de la SANI

L’Initiative de nutrition en Afrique australe (SANI) est une initiative canadienne dotée d’un budget de 24 millions $ CAD et visant à répondre à la malnutrition chez les femmes en âge de procréer et chez les enfants de moins de cinq ans, au Malawi, au Mozambique et en Zambie. Elle est financée par le Gouvernement du Canada, dirigée par CARE International et réalisée en partenariat avec Cuso International, la Coalition interagence sida et développement ainsi que l’Institute for Global Food Security de l’Université McGill, au Canada, et avec les gouvernements et communautés du Malawi, du Mozambique et de la Zambie.

Nourrir le changement :
Coopérants-volontaires recherchés pour SANI

Dans le cadre du Projet SANI, vous aiderez nos partenaires locaux à informer et sensibiliser la population sur : les enjeux liés à l’eau, l’assainissement des eaux usées et l’hygiène; les avantages de l’allaitement optimal;et la diversité alimentaire. Affectations disponibles (disponible uniquement en anglais).

Affectation SANI dans le cadre de l’initiative de renforcement des capacités de la CISD :

Conseiller(ère) en gestion de programme, Malawi

Fournir un soutien technique organisationnel et programmatique continu aux trois ou quatre partenaires et projets de jumelage du Malawi (disponible uniquement en anglais).

Lilongwe, Malawi
10 Mois | Date de départ entre Oct – Dec 2018

 

La sécurité alimentaire, la nutrition, le VIH, le genre et la SDSG

En 2014, on estimait que 805 millions de personnes dans le monde souffraient de malnutrition chronique (FAO, IFAD, PAM, 2014). La recherche récente souligne l’intersection critique entre l’infection à VIH, la nutrition et la sécurité alimentaire (ONUSIDA/OMS, 2011). L’inégalité entre les genres renforce cette relation.

En Afrique subsaharienne, un fardeau élevé de VIH accable des régions à faible revenu qui sont déjà aux prises avec une alimentation en quantité et en qualité réduites. En 2014, la région subsaharienne de l’Afrique présentait la plus forte prévalence de malnutrition. Environ une personne sur quatre, dans la région, était encore mal nourrie (FAO, IFAD, PAM, 2014).

Le manque de sécurité alimentaire a des implications directes pour les efforts de prévention et de traitement du VIH. Les limites de disponibilité de nourriture contraignent le choix individuel concernant le travail et l’éducation. Ceci peut conduire à une hausse de la migration et de la mobilité, au dérangement dans l’accès aux services de santé, et à des situations de vulnérabilité accrue à contracter le VIH, par exemple en incitant à pratiquer le sexe commercial ou transactionnel (pour des aliments, d’autres biens ou de l’argent) ou encore à demeurer dans une relation comportant de la maltraitance, en raison d’une dépendance économique.

La malnutrition et l’insécurité alimentaire ont des implications néfastes pour l’observance au traitement, les résultats de santé individuelle et les coûts immédiats et à long terme pour le système de santé en aval (p. ex., avec l’échec des traitements de premier recours et le besoin de passer à un régime de rechange, plus coûteux) (ONUSIDA/OMS, 2011). Une mauvaise nutrition exacerbe le VIH et peut accélérer des maladies associées au sida, chez des personnes vivant avec le VIH. L’infection à VIH affecte l’appétit et la capacité d’ingestion et d’absorption de nourriture, alors que les changements métaboliques associés au VIH et à l’observation thérapeutique accroissent les besoins nutritionnels de l’individu. Les adultes vivant avec le VIH ont besoin de 10 à 30 % de plus d’énergie que les adultes en santé n’ayant pas le VIH; les enfants vivant avec le VIH ont des besoins nutritionnels de 50 à 100 % plus élevés que ceux qui n’ont pas le VIH (PAM, OMS, ONUSIDA, 2008). Des données démontrent que les personnes vivant avec le VIH qui souffrent de malnutrition au moment de l’amorce de la thérapie antirétrovirale ont de 2 à 6 fois plus de risque de décéder au cours des six premiers mois du traitement que celles qui ont un indice de masse corporelle normal (ONUSIDA/OMS, 2011).

De façon similaire, l’infection à VIH est un facteur d’érosion de la sécurité alimentaire et de la nutrition, en réduisant la capacité de travail et en menaçant les moyens de subsistance des foyers et de la communauté (PAM, OMS, ONUSIDA, 2005). Dans les sociétés agraires, la maladie, le décès et la responsabilité de prendre soin des personnes malades réduisent la main d’œuvre et font chuter la productivité; des superficies croissantes de terre restent en jachère; le bétail est vendu à rabais par détresse pour payer des traitements médicaux ou des funérailles; et l’agrobiodiversité, le développement de compétences et l’échange intergénérationnel de savoir pertinent sont interrompus parce que des parents décèdent avant d’avoir pu transmettre les connaissances à leurs enfants (CISD, 2005).

L’inégalité entre les genres demeure un catalyseur clé de l’épidémie du VIH et un des principaux facteurs contribuant à l’insécurité alimentaire. L’insécurité alimentaire se produit en conséquence de déséquilibres de pouvoir et à cause de la pauvreté, tout autant que d’un approvisionnement inadéquat en nourriture (Bezner Kerr et al., 2013; CISD, 2005). Les inégalités qui existent entre les genres placent les femmes et les filles devant un risque accru de transmission. Les femmes ont souvent moins de pouvoir social et économique dans les relations, et cela leur rend extrêmement difficile de se protéger. Le VIH et les rôles traditionnels associés aux genres ont un impact disproportionné dans les vies des femmes et des filles. Les femmes et les filles portant habituellement une part inégale de responsabilité pour le travail de prendre soin des personnes malades et des enfants rendus orphelins par le sida, cela les contraint à quitter leurs emplois sur les marchés formels de l’emploi et dans le secteur de l’éducation (CISD, 2004). Des pouvoirs inégaux quant aux décisions à la maison (y compris la distribution du revenu et de la nourriture), à la répartition du travail, à l’accès aux ressources et services, ainsi qu’au contrôle (p. ex., droits de propriété/héritage, accès à l’eau et à la terre, crédit, information et éducation) ont de profondes répercussions sur la santé des femmes ainsi que leur accès à la nourriture, leur nutrition et la sécurité de leur mode de subsistance (CISD, 2005; FAO, 2011).

Les liens entre le VIH et la santé et les droits sexuels et génésiques (SDSG) sont nombreux. Dans la plupart des cas, l’infection à VIH est transmise sexuellement ou associée à la grossesse, à l’accouchement ou à l’allaitement. Les infections transmissibles sexuellement accroissent le risque de contracter et de transmettre le VIH; le manque de bien-être sexuel et génésique et le VIH ont des causes sous-jacentes en commun. Parmi les femmes en âge de procréer, le VIH est la principale cause de décès. L’établissement adéquat de liens entre le VIH et la SDSG permet de faire une utilisation optimale des ressources limitées en matière de santé et peut contribuer à rehausser la prestation des services de santé (Stop AIDS Alliance, 2012). 

Brochure SANI- CARE Canada

 

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